Préparer son prêt immobilier

Comment les taux de crédits immobiliers ont-ils évolué ces dernières années ?

Les taux de crédit immobilier varient en fonction de multiples facteurs. En 2019, ils ont atteint un plancher particulièrement bas et continuent d’évoluer en fonction de la conjoncture. Vous avez envie d’en savoir plus avant d’investir ? Découvrez, avec TrouverMonPrêtImmo.fr, pourquoi les taux de crédit immobilier ne cessent de varier et quel est leur historique depuis 30 ans.

Un homme montrant une flèche de baisse et des maisons en bois

SOMMAIRE

1 - Les années 1990 : des taux particulièrement élevés

2 - La crise des subprimes et son impact sur les taux de crédit

3 - Une chute vertigineuse à partir de 2009

4 - Pourquoi les prêts immobiliers sont peu chers depuis 2018

5 - La crise du coronavirus et les taux de l’immobilier

1 - Les années 1990 : des taux particulièrement élevés

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, les taux de l’immobilier atteignaient des sommets très élevés. En effet, le taux moyen pour un crédit immobilier était d’environ 9 % et décourageait de nombreux primo-accédants qui rêvaient de devenir propriétaires.

À partir de 1992, les taux ont commencé à baisser et ont perdu 4 points en seulement 6 ans puisqu’ils sont passés à 5 % en 1998. Cette baisse impressionnante s’explique par plusieurs facteurs :

  • La mise en place des lois de défiscalisation Périssol et Besson ;
  • La volonté de nombreux Français de faire des placements sûrs dans la pierre ;
  • La hausse de l’emploi qui a augmenté la capacité d’investir.

2 - La crise des subprimes et son impact sur les taux de crédit

En 2007, les taux de crédit immobilier ont commencé à augmenter à nouveau, mais ils ont été stoppés dans leur élan par la crise des subprimes. Née aux États-Unis à cause de crédits immobiliers à taux variable peu fiables, elle a eu de lourdes conséquences sur le marché de l’immobilier européen et français. Les taux immobiliers ont donc cessé d’augmenter en 2008 et se sont stabilisés à 5 %. Quant aux ventes, elles ont aussi subi une lourde chute puisqu’on en recensait 800 000 en 2007 pour seulement 550 000 en 2008.

Les banques souffraient de la crise et ne voulaient plus prêter aux acheteurs tandis que les investisseurs n’avaient plus assez de liquidités pour investir. Les établissements bancaires ont alors commencé à soutenir une baisse des taux d’emprunt afin de relancer le marché immobilier. Pendant ce temps, le stock de logements neufs a continué d’augmenter. Il a fallu plusieurs années pour que le marché de l’immobilier retrouve son rythme initial.

3 - Une chute vertigineuse à partir de 2009

Début 2009, les taux d’emprunt stagnaient aux alentours de 5 %. Ils ont cependant commencé à baisser en 2011, atteignant les 3,5 %. L’immobilier se préparait à connaître les taux les plus bas jamais enregistrés. En 2015, ils tournaient déjà autour de 2 % et ils ont continué à baisser jusqu’à atteindre 1,5 % en 2017.

Cette baisse, initiée en 2009, s’explique par plusieurs facteurs :

  • Les biens immobiliers mettaient plus longtemps à se vendre ;
  • De nombreux propriétaires ont consenti à baisser un peu leurs prix, de peur de perdre trop d’argent. 

D’autre part, certains emprunteurs étaient handicapés par un prêt relais et ont voulu vendre rapidement pour s’en débarrasser au plus vite.

4 - Pourquoi les prêts immobiliers sont peu chers depuis 2018 ?

Si les taux d’emprunt sont très bas depuis 2018, c’est dû à plusieurs facteurs, dont un lié à la Banque centrale européenne. La BCE a en effet décrété la baisse du taux Euribor, le taux auquel les banques se prêtent de l’argent entre elles.

Les taux directeurs étant négatifs en ce moment, il est plus intéressant pour les banques de prêter de l’argent directement aux entreprises et aux particuliers. L’opération est plus avantageuse pour tous les établissements prêteurs.

5 - La crise du coronavirus et les taux de l’immobilier

Contrairement à ce que craignaient de nombreux économistes, la crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus n’a pas provoqué une forte hausse des taux de l’immobilier en 2020. À la fin du confinement, de nombreuses personnes se sont remises à chercher un nouveau logement. Celles qui avaient entamé leur processus d’achat avant l’arrivée du virus ont également vite repris leurs démarches.

Cependant, rien n’est sûr pour la suite et l’évolution des taux de crédit est très incertaine. En mai, les taux d’emprunt ont ainsi augmenté pour passer à 1,25 %, affichant une nette hausse par rapport aux 1,18 % du mois d’avril.

Les questions fréquentes qui concernent l’évolution des taux de l’immobilier

Comme son nom l’indique, le taux fixe désigne un montant fixé dès le moment de la signature du contrat. Le montant des intérêts ne fluctue pas. En revanche, le montant des mensualités augmente peu à peu avec le temps.

Quant au taux variable, il évolue chaque année au moment de la date anniversaire du prêt. Il est en effet révisé selon le taux interbancaire de la zone euro. Le taux variable permet de profiter des fluctuations des marchés.

Les taux immobiliers sont fixés par les organismes prêteurs. Ceux-ci s’appuient sur l’évolution des marchés financiers et sur le taux directeur fixé par la Banque centrale européenne. Les établissements bancaires subissent également une forte influence du taux Euribor et des obligations assimilables du Trésor public.

Les banques demandent la plupart du temps un apport de 10 %, qui prouve votre investissement personnel dans le projet immobilier. En revanche, si vous achetez dans le cadre de la loi Pinel, vous pouvez investir sans apport.

Un prêt immobilier peut durer 5 ans comme 30 ans. Tout dépend du prix du bien que vous achetez, de votre apport personnel et de la somme que vous pouvez rembourser chaque mois. La durée moyenne est de 20 ans.